Actuellement, le secteur des voitures électriques est en essor principalement dans des régions telles que la Chine, l’Europe et les États-Unis. Cette tendance nous amène à nous questionner sur la situation dans d’autres parties du monde, notamment en Amérique Latine, en Asie ou encore en Afrique.
On pourrait se demander si le concept de mobilité verte a réussi à s’implanter au-delà des frontières des pays développés. Les statistiques ne sont pas toujours aisées à déchiffrer avec précision ; toutefois, il semble que cette technologie reste surtout l’apanage de sociétés plus aisées. En effet, pour beaucoup de populations moins fortunées, les préoccupations quotidiennes demeurent bien éloignées des considérations environnementales liées aux transports.
Il subsiste donc un clivage marqué entre les zones où la voiture électrique représente une alternative écologique adoptée et celles où le sujet n’émerge qu’en arrière-plan face aux défis économiques immédiats.
En 2023, 13 millions de véhicules électriques écoulés principalement en Chine, Europe et États-Unis
Les ventes de véhicules électriques ont connu une croissance significative, avec des chiffres qui suggèrent un dépassement des 13 millions d’unités à l’échelle mondiale en 2023. Cette hausse représente un accroissement notable par rapport à l’année précédente.
La dynamique observée dans le secteur de la voiture électrique n’est pas fortuite mais plutôt le résultat d’une collaboration efficace entre les grandes puissances économiques. En effet, la Chine, l’Europe et les États-Unis sont au cœur de cette avancée grâce à leur implication commune dans l’Electric Vehicles Initiative (EVI). Cet effort collectif a pour objectif de promouvoir et d’accélérer l’utilisation des véhicules électriques partout dans le monde. Fondé en 2010, EVI agit comme un forum où les gouvernements échangent sur divers enjeux tels que les infrastructures de recharge ou encore les chaînes d’approvisionnement en batteries.
Le consortium regroupe majoritairement des pays européens, toutefois il intègre également des nations comme l’Inde, le Chili ou la Nouvelle-Zélande. Il est intéressant de constater que ces pays participants comptent parmi eux plusieurs des plus riches au niveau mondial.
Lorsqu’on analyse le taux d’immatriculations des voitures électriques selon les statistiques récentes, on remarque une tendance claire : ce marché semble principalement développé dans les pays aisés. La Norvège se distingue avec une proportion impressionnante de véhicules électriques neufs immatriculés. D’autres pays nordiques suivent cette tendance ainsi que certains états membres de l’Union Européenne comme la France qui se classe neuvième. Malgré cela, même si la Chine et les USA figurent également dans ce classement avec respectivement septième et seizième place, certains pays réputés pour leur industrie automobile comme le Japon ne sont pas en reste malgré leur position plus modeste.
En somme, bien que le développement du marché automobile électrique soit associé aux nations prospères actuellement, son essor bénéficie du soutien international via EVI et témoigne d’un engagement croissant vers une mobilité durable.
L’Amérique Latine, l’Asie et l’Afrique à la traîne
Actuellement, le marché des voitures électriques est encore embryonnaire dans de nombreuses régions du monde. Malgré une hausse de la demande, les chiffres de vente restent modestes en particulier au sein des économies émergentes et en développement. Par exemple, certaines nations d’Amérique Latine comme le Costa Rica montrent un engouement pour ces véhicules avec 4,2% des nouvelles voitures vendues étant électriques en 2022.
Néanmoins, cette tendance n’est pas uniforme sur le continent latino-américain. Le Brésil, l’Argentine et le Mexique affichent encore des taux d’adoption minimes par rapport à leur marché automobile global. L’Europe de l’Est et Centrale ainsi que la Russie connaissent aussi une pénétration très limitée des voitures électriques.
En Asie, malgré la dominance chinoise sur ce segment de marché, on observe que l’Indonésie, le Vietnam et l’Inde se lancent dans la course grâce à diverses politiques incitatives. De même en Afrique où certains pays mettent progressivement en place des plans stratégiques pour promouvoir la mobilité électrique; c’est notamment le cas du Ghana visant des objectifs précis à moyen et long terme.
Il apparaît clair que les constructeurs ont devant eux un vaste potentiel à exploiter dans ces marchés naissants pour les véhicules électriques. Toutefois, cela dépendra grandement du soutien politique local et de l’accueil réservé par les consommateurs aux initiatives écologiques. Cela représente un challenge notable puisque bon nombre d’entreprises automobiles misent encore sur les ventes traditionnelles pour financer leurs projets d’électrification.
AVERE France indique toutefois une réalité différente avec une part significative de 20,6% attribuée aux véhicules électriques dans son répertoire national, soulignant peut-être un contraste marqué entre certains pays avancés et ceux encore en phase d’introduction concernant cette technologie verte.