Depuis une décennie, Apple investit dans l’univers des véhicules électriques. Néanmoins, la route vers la réalisation de cette ambition s’avère plus complexe que prévu. En particulier, les défis liés à l’avancement technologique en matière de pilotage automatique ont conduit la compagnie à reconsidérer certains de ses objectifs initiaux.
L’entreprise américaine a pris la décision difficile de décaler le lancement de sa voiture électrique, désormais attendue pour 2028. Cette extension du délai est révélatrice des obstacles rencontrés dans le perfectionnement des systèmes d’autonomie du véhicule, un aspect essentiel à sa valeur ajoutée et à son attrait sur le marché.
Malgré cet ajustement des prévisions et ces embuches sur le chemin de l’innovation automobile, Apple maintient son cap vers un futur où elle pourrait bien redéfinir notre rapport au transport personnel électrifié.
Apple ne lancera pas de voiture électrique avant 2028
Depuis plusieurs années, Apple s’efforce de s’imposer dans l’industrie automobile, sans toutefois égaler le succès de ses rivaux tels que Xiaomi ou Google. La conception de son propre véhicule électrique a connu des défis considérables et n’a pas abouti comme prévu. Récemment, des informations ont indiqué que la société avait revu ses ambitions à la baisse en renonçant à l’idée d’un modèle entièrement autonome.
La réorientation stratégique d’Apple entraîne un report du lancement de son véhicule électrique. Initialement attendu pour 2026, celui-ci ne verrait pas le jour avant 2028 au plus tôt. Les personnes impliquées dans ce projet hautement confidentiel, auxquelles on se réfère souvent sous les codes Titan et T172, ont témoigné de son ampleur exceptionnelle mais également de sa gestion complexe qui a vu se succéder plusieurs dirigeants.
Il est intéressant de noter qu’à côté des efforts d’Apple, le CES 2024 présentera une voiture électrique innovante pilotable via une manette de console PS5, soulignant ainsi l’évolution rapide et surprenante du secteur technologique appliqué à l’automobile.
Le développement de la conduite autonome de niveau 4 a été déclassé en termes d’importance
Au cours de la dernière décennie, l’entreprise Apple a connu des hauts et des bas avec des suppressions d’emplois répétées et des ajustements considérables dans sa stratégie. Ces changements ont entraîné un retard notable dans certains de ses projets, notamment celui de son ambitieuse voiture électrique. Malgré les turbulences, le géant technologique maintient ses aspirations à concevoir et produire ce véhicule innovant qui pourrait dynamiser ses revenus après une certaine stagnation en 2023.
Avec le marché du smartphone qui ne croît plus comme avant et particulièrement un ralentissement en Chine, Apple est en quête de son futur produit phare. En fin 2022, l’optimisme était palpable avec l’annonce d’un modèle prévu pour 2026 équipé de hautes capacités en matière de conduite autonome. Cependant, il semble que ces plans aient été revus à la baisse face aux difficultés techniques rencontrées.
Actuellement, selon des informations émanant de Bloomberg, Apple orienterait plutôt son projet vers le développement de systèmes d’aide à la conduite moins sophistiqués que prévus initialement — quelque chose se rapprochant davantage du niveau 2+ déjà existant dans l’industrie automobile. Ces décisions sont issues d’échanges stratégiques impliquant les hauts responsables dont Kevin Lynch responsable du projet ainsi que Tim Cook, PDG du groupe.
Ce recentrage sur une technologie plus accessible mais moins avant-gardiste suggère une approche pragmatique face aux défis imposants du secteur automobile avancé — une reconsidération peut-être nécessaire pour continuer à innover tout en restant compétitif sur un marché toujours plus exigeant.
Un des projets les plus onéreux d’Apple
Au sein de Apple, un tournant majeur s’opère avec l’un des projets les plus ambitieux et dispendieux jamais entrepris par la firme. Un travail acharné s’exerce simultanément sur différents fronts : depuis l’intelligence artificielle jusqu’à la conception intérieure des véhicules, en passant par le développement de logiciels pour la conduite autonome.
Cependant, aucun prototype n’a été révélé au grand jour, malgré ces efforts soutenus. À l’opposé, Xiaomi, concurrent asiatique, a déjà dévoilé son modèle électrique SU7 qui marque sa percée dans le secteur.
Le départ de Doug Field — figure clé issue de Tesla et ayant rejoint Ford — a marqué un coup dur pour Apple. Son expertise en ingénierie aurait pu être essentielle à la materialisation d’un véhicule signé Apple.
À ce stade, on ne comptabilise comme succès tangible qu’à CarPlay dans le domaine automobile pour Apple. La compagnie se doit donc d’intensifier ses efforts si elle souhaite se faire une place dans le marché florissant des voitures électriques.